Lake Tekapo et Pukaki : Massacre à la Schtrumpfonneuse.

Lake Tekapo!


Non non, c'est pas ventu par ici ...


Bleuuuu comme le bleuuu de tes yeuuuuuux!






               



             Deux lacs. Enorme, et d’un bleu surnaturel. Paysage magnifique sous fond de terrible bataille…
Epique histoire au cœur de la vallée Waitaki…
Drame historique devenu légende urbaine…

Bienvenu au lac Tekapo. (et un peu plus loin, le lac Pukaki.)

                     Je passerais rapidement sur nos deux ballades (en tout 4 heures, Mollets, je vous présente tombe, tombe, voici Mollets, nice to meet you.) La première sur des petites collines à l’herbe jaune/beige, avec tout droit les montagnes couvertes de leurs grand manteaux blancs, en dessous, le lac Alexandria, à droite… frenchement à droite je pense que c’était un trompe l’œil géant tant la couleur bleu du lac Tekapo, elle est pas possible tellement qu’elle est belle.  Apres les collines, terrain ultra plat, gruyère géant de terre et parfois de petites touffe d’herbe, une réserve illimité de lapinous choupinounesques qui courent en toute sens à notre arrivé.
Et du vent. A vous rendre fou. Sous un grand soleil, juste histoire de te dire « Na na na na nèèèèreuuuh non tu n’aura pas chauuuuud. »
                  La seconde ballade grimpe… grimpe… et grimpe (Je met plusieurs fois grimpe parcequ’il y a exactement 1 heure de monté. Haha, finger in da noze bébé, comme si j’avais besoin de mes poumons, Pouhahaha.) encore, en pleine forêt pour finir au sommet du Mont John, célèbre pour son observatoire, car, paraît-il, le lac Tekapo est un lieu de choix pour observer les étoiles, tant le ciel y est sombre. (Mais nous,ça, on a pas vu, il faisait moche la nuit dernière.) Qu’importe, de jour, c’est magnifique aussi une super vu à 360° de la vallée. Si t’as besoin de sécher tes fringues, fait le ici, le vent décoifferait la permanente la plus contre plaqué de ta grand mère dans les années 50.

               Apres, direction le prochain point de chute. Et la route nous réserve encore des surprises, avec le majestueux lac Pukaki, encore plus grand, encore plus bleu, que son cousin Tekapo.
Tellement envouté par ce paysage, on décide même de longer le lac en direction de Aoraki, véritable trou du cul du monde quasiment sur la côte ouest, bordé de montagne et de no man’s land.
Je ment pas quand je parle de trou du cul du monde, car la route ici, c’est un cul de sac. Un vrai. Elle s’arrête pile au bas du glacier Tasman.
Bref, la journée ou t’en prend plein les mirettes.

                  Mais revenons à l’histoire qui vous intéresse tous, celle qui nous explique le fondement même de ces lacs.
                   Les maoris racontent beaucoup d’histoires. Certaines vraies, d’autres moins.
A leurs arrivée dans l’ile sud, il y a de cela quelques centaines d’années, la Nouvelle Zélande était une contrée pleine de forêt, les oiseaux exotiques chantaient partout, les moutons n’existaient pas encore, les lapins n’avaient pas été importé. Une terre quasi vide de faune, et pleine de flore.
Mais pas que.

                 A l’arrivée de la tribu Nga gameluiki, dans l’ile sud, leur chef, Te Areiki, voyait déjà leur avenir paisible dans ces terres hospitalières.
Mais il en fut tout autrement.
Car le centre de l’ile sud était loin d’être vide…

               Aux premiers jours, la tribu s’installa dans ce qui allait être aujourd’hui la vallée de Waitaki. Les premières semaines d’installation se passèrent sans encombres, et les maoris envisageaient  leur avenir en harmonie avec la nature.
Un jour que le fils de Te Areiki, Nga Peio, chassait dans la forêts, un drame se produisit.
On le retrouva raide mort quelques heures plus tard… des centaines de flèches plantées dans les chevilles, leurs pointes enduites d’un poison rare.
Des flèches miniatures…
Les Maoris prirent peur devant ce danger inconnus, et maudire ces démons invisibles qui avaient ravi la vie de l’un des leurs.
Mais étant un peuple courageux, ils décidèrent non pas de rester cachés, mais de partir en guerre contre ceux qu’ils appelaient maintenant, les Tane Iti.

              Après des mois de traque, d’invocations, de pièges, de perte humaine et tout et tout, ils finirent par trouver leur repères, dans un champ de champignons vénéneux.
(Il est 20h30 et je mange mes YumYum à une main pour vous raconter cette histoire, et comme je vous entend souffler et que j’aimerais pouvoir finir mon succulent met et aller faire pipi, je vais finir vite.)
Les Tane Iti étaient d’ignobles petits êtres pas plus grand que la paume de la mains, avec des visages ingrats et boursoufflus, des cheveux blancs et des poils blancs plein les jambes, et la peau d’un bleu que les maoris n’avaient jamais vu.
Les Tane Iti avaient en primes, des coutumes abjectes, tuant tout leur congénères féminins dès la naissance, n’en gardant qu’une pour tout le village, pour la torturer sans relâche et je vous passe les détails parce que mes pâtes refroidissent.

Donc les Maoris les butèrent tous, sans exceptions. Et y’en avait tellement que la bataille dura des années. Et en plus, l’autre particularité de ces monstres c’est que leurs sang, bleu, ne coagulait pas.

Et donc ça à fait des lacs.

Et le pire, c’est que c’est vrai. Oui.


Et voilà !

Bon appétit les amis ! Les yumyum n’attendent pas !

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