Des voitures et des canap' au cinéma. DANS le cinéma.
Bienvenu au cinéma!
Désolé, y'avait pas de place dehors, j'ai cru bon de me garer là.
L'éboulement!
On est passééééééé!
Hier, départ de Wanaka, mais nous ne pouvions pas quitter ce lieu sans passer par le cinéma, « Paradiso ».
Un ciné de campagne bidon me direz vous…
Oui, mais le « Paradiso », c’est un cinéma où à la place des sièges habituels où tu trouve jamais une positions convenable pendant tout un film, il y a …des canap’.
Des canap’ et des coussins dans une pièce qui ressemble à s’y méprendre à un chalet.
Et il y a aussi, deux voitures, genre belle bagnoles de collection.
Et tu peux te la jouer Drive in en regardant ton film dedans.
Il y a des voitures dans la salle de ciné.
Je répète, il y a des voitures dans la salle.
Et les pop corn tu les manges dans des gros saladiers.
Genre, salut, je suis dans mon salon avec des copains pour mater Planes (et au passage, y’a aussi une classe de primaire dans mon salon qui arrête pas de couiner et qui cronchcronch son pop corn sans interruption. Je sais que cronchcroncher et un verbe qui n’existe et n’existera jamais dans la langue française, mais je sais que vous voyez TOUS ce qu’il veut dire EXACTEMENT.)
Au cinéma Paradiso, y’a aussi des cookies maisons géants. Vraiment géant. Du genre, les cookies géant de chez Burgar ou de n’importe quelle boulangerie sont trois fois plus petit.
Au cinéma Paradiso, séance de dessin animé oblige, pour la première fois de notre vie de cinéphile, il y a eu… une entracte.
Un entracte. Comme ça. En plein milieu d’une scéne, l’écran devient noir, les lumières (des boules chinoises type Ikea) se rallume et tout le monde sort recharger son pop corn.
Le Paradiso, un cinéma dans ton salon.
Canapé, voiture, entracte, saladier de pop-corn, cookie gigantesque.
Ca n’arrive qu’en Nouvelle Zélande.
Dans le genre « ça n’arrive qu’en Nouvelle Zélande », je vous écris cet article de Makarora, petit trou du fessier du monde sur la route de la West Coast.
LA route du sud de l’ile sud à la West Coast.
Par LA route j’entends, sans exagération, la seule, l’unique. (L’autre route la plus proche pour passer sur la West coast se trouve à plus de 900 bornes de détour, il faut remonter jusqu'à Christchurch pour l’atteindre et passer par le centre, arrivant ainsi au milieu de la West Coast.)
Et pourquoi j’écris de LA route ? (Ou plus exactement, du l’ i site, qui fait aussi café/boutique de souvenir/hôtel/épilation et micro onde.)
Parce que LA dite route, est fermé.
Voilà.
(Je fais une pause le temps que le bruit de l’avion qui décolle de la route s’éloigne parce que ça me casse les oreilles. Oui, la route close, c’est pas mal comme piste de démarrage/atterrissage. Non mais aussi sinon y’a des poney magique et des arc-en-ciel qui te vendent des fioles de mana et de jus d’orange à la cannelle des Indes.
Tout-est-nor-mal.)
Pour la petite histoire, lors de la grosse tempête d’il y a un mois dont je vous ai parlé, il y a eu en Nouvelle Zélande, deux morts. Deux touristes dans leur van.
Et devinez où ils étaient ? Oui, sur LA route. Et devinez ce qui s’est passé ? Oui, un pant de montagne leur est tombé dessus. Et par la même occas’ sur LA route aussi. La bloquant.
Voilà, easy pizzy, juste un pant de montagne.
Vous l’aurez compris, ça n’est pas la route entière qui est bloqué, mais juste la parti qu’on nomme « Haast Pass » qui fait visiblement partie des plus belles routes de Nouvelle Zélande et qui est un chouilla dangereuse puisqu’à flan de montagne, avec ravin sur le côté.
Si vous suivez ces lignes, vous aurez aussi compris que le travaille productif n’est de loin pas la première qualité des Kiwis. Donc oui, cela fait un mois que ce morceau de route étant le seul venant du sud à irriguer la West coast (c’est pas comme si c’était une région qui fait 600 bornes de long hein…) est fermé.
Croisons les doigts, des fois, pendant des courts créneaux horaires, ils l’ouvrent un peu.
Donc là, sagement, nous attendons, nous et nos compatriotes touristes (mais pas que) les nouvelles fraiches qui nous dirons si oui, ou non, aujourd’hui, on peux passer.
Et moi, je croise vraiment fortement les doigts à m’en faire peter les phalanges, parce que, comme je vous le disais plus haut, ici, c’est un peu le trou du *** du monde.
Rassurez vous, hier on a refait des stocks de gâteaux et de chocolat.
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