Tongariro Crossing : Et si on grimpait sur la montagne du destin?




Red crater!

Enfin!


Salut toi, t'as une belle monté tu sais?

Ta mere du poney Mont Doom... va mourir!


Pas de hobbit. Pas de n'oeil jaune. Pas de lave. Pas d'anneau...Satané publicité mensongère...

We did it yeaaaah!



                   Après des mois de trépignement (« Je veux voiiiir Emerald et Blue laaaaake ! ») Enfin, nous y sommes ! Petites consécrations de voyage puisque ces deux lacs, sur la walk Tongariro crossing me font de l’œil depuis que je l’ai ai vu dans une brochure touristique à Auckland.
« Mais, vous êtes pas déjà passé par lààà ? »

                    Si si, vous avez sûrement vu ici des photos du Mont Doom (son vrai nom reste imprononçable même des mois après…) tout blanc quand nous étions allé skier sur le Mont Ruapehu, son voisin.

                   La walk passe entre le Mont Tongariro et le fameux Mont Doom, bien connu depuis le Seigneur des Anneaux comme étant « THE » place si vous voulez faire fondre des objets en or et démoniaque. (Ou votre belle-mère, même si ils on coupé cette scène au montage. Ca marche aussi avec les enfants je suppose.)
                 Trop de neige quand on y est passé, walk pas possible sans guide (cheeeer, donner argeeeeent).

                 Mais y’avait pas moyen de pas les voir, ses fichus lacs !

                 Sans trop de préparations donc, nous voilà parti pour le Crossing !
Le seul hic, c’est que cette ballade de 8 heures n’est pas  une boucle, et qu’il faut donc trouver un moyen de se faire rapatrier à sa voiture (Non, la marche n’est pas possible en voiture… ballot.)

                Donc on a triché, en faisant la marche de Mangatepopo aux lacs, puis retour en arrière. (T’façon après, j’suis sur que c’est tout nul.)
Ca tombe bien puisque c’est aussi sur cette portion que se trouve la Montagne du Destin !

              La première chose que l’on remarque, non, ça n’est pas le paysage.
C’est le parking archi plein de voiture, promesse d’une ballade archi pleine de gens et de photos archi pleine de clampins…

             Venir en hiver, saison où la Nouvelle Zélande est vide s’avère de plus en plus une excellente idée.
C’est tellement frustrant et énervant de voir des paysages magnifiques et de ne pas pouvoir les prendre convenablement en photo et d’en profiter égoïstement !
Allez vous en touriste ! Rhaaaa !

Donc, reprenons.

             Départ de bonne heure avec bien une centaine de personne éparpillé devant nous (et jamais bien loin…) mais surtout, un temps absolument magnifique !

              Le paysage est lunaire, et la ballade commence par de la végétation orange et brune et basse.
En fond, le Mont Doom avec ses restes de neige, le Mont Tongariro, et derrière nous, encore tout blanc, le Ruapehu.
Passage par des plateformes bordés de petits courts d’eau à l’eau si claire qu’on dirait qu’y’en à pas.

                Ensuite ça se corse, et même bien. Adieu Mollets, Adieu Poumons, ca grimpe sévèrement, avec même des escaliers pour t’achever.
                  Il y’a du monde, du coup, du paysage, tu ne vois plus que des fesses. Les filles n’ont même pas la décence de porter des minis jupes, bande de gredine, et les garçons puent déjà la transpi’.  Et ça dure une heure. Mais tout vas bien.
Jordane «  Non, ça m’a pas paru difficile du tout moi. »
… frimeur…

                On arrive au pied du Mont Doom, entouré de nuage (On nous avait promis du beau temps m**** !)
Qu’a cela ne tienne, on repassera, on continue donc sur des terres arides, dans une espèce d’énorme vallée entre les montagnes. Y’a même des vapeurs volcaniques pour un effet vraiment étrange ! (Ah oui, parce que, la plupart de ses montagnes sont enfaite des volcans en activité. Haha. Sinon c’est pas drôle. Et ça explique aussi le paysage.)

            Et ça regrimpe ! Direction le Red Crater ! Paysage dingue, de la rocaille, une vue magnifique, les nuages se barrent enfin du Mont Doom : Bienvenu au Mordor.

            C’est magnifique. Si on oublie les tonnes de gens.

            Grimpette encore (un pas en avant, trois pas en arrière, on adore grimper dans de la rocaille, ca forge le caractère y parait…)

              Et enfin ! Les lacs ! Aaaaah Joie !
C’était tellement beau d’en haut (et ça sentait déjà tellement l’œuf pourri) qu’on à pas ressentit le besoin de descendre les voir de plus près (Oui, on est des fiottes.)

              Après 10 kilométrés dont plus de la moitié en monté, demi tour !

              Il fait beau, il fait chaud, il est tôt, on aime se faire du mal, on décide donc de faire l’acensions du Mont Doom…
               Escalader (oui, car la pente est très raide et tu passe ton temps à glisser quand tu ne t’accroche pas aux quelques rochers tenant au sol) un volcan.
               Laissez moi vous le dire , mais escalader cette fichu montagne ça donne envi de mourir.
Oui.
              Ca glisse, ca fait mal aux mains, ceux qui on le vertige peuvent carrément oublier.  Ceux qui pensent qu’on peut le faire pied nu si on a des poils dessus se fourrent carrément le doigt dans les deux yeux.

              On nous promet une vue magnifique d’en haut.
              Sauf qu’ya que Gollum qui grimpe facilement sur ce tas de lave sèche. Et y’a que Sam pour porter Frodon (Oui, suivez mon regard, IL ne m’a pas porté. Rustre.)
                Tu grimpe, grimpe, et c’est comme si le sommet grimpait aussi.

                   Enfin, après 1h50 pour moi, et bien moins pour Jordane, le sommet !
Le cratère est plein de neige, les cailloux sont rouge et noir, la vue est chouettissime (je dis ça mais arrivé en haut même la vue ne me faisait pas oublier la galère de la monté)

                 On était au sommet de la Montagne du Destin !
Et c’est une publicité mensongère, y’a pas de caverne avec de la lave en fusion ni rien !
Et j’ai oublié mes anneaux en bas !

Et là, c’est le drame.
Il faut redescendre.
C’est pentu.
Très pentu.
C’est que des cailloux qui glissent.
C’est des gravillons qui rentrent dans tes pompes ET tes chaussettes.
C’est la promesse d’un pantalon troué au derrière parce que OUI ta descente, tu vas la passer sur le cul.
Et comme à l’allée, la fin n’arrive jamais…

                     Jordane lui ça la fait marrer, il nous a fait du snow sans neige et sans snow.
                     Moi ça m’a pas fait marrer. C’était comme faire du toboggan cul-nu sur du papier de verre.

                    Mais on l’a fait !

                    Au final, environ 10  heures de marche et approximativement 23 kilomètres.
Et des trous dans le pantalon. (Oui, DES, parce qu’il a beau faire le fière, lui aussi il y a eu droit, Na !)


Commentaires

Articles les plus consultés