Jour 33 : Blues de Fundy






Je n'ai absolument aucun début d'inspiration. Je crois même être à court de mot.

Hier, on était dans le parc national de Fundy, on a fait des ballades sur des falaises en forêt en bord d'océan et on a vu une des plus belle cascade selon moi, Third Vault Falls, qui sort tout droit d'un conte de fée. Je jurerais que cet éclat lumineux là bas en est une et que le champignon, là, à l'air de bouger et n'est en faite qu'un chapeau de lutin.
C'est super beau et on a fait la ballade avec deux couples venant de Halifax et leur gros husky trop chou. Une bonne heure à dérouiller notre anglais donc. Allions l'utile à l'agréable. (Après moult essais, le chien ne rentre pas dans ma poche.)







Après direction, Les « caves » de Saint martins, sous la pluie. C'est chouette du coup ça vide la plage. On est trempé mais c'est beau.







Ce coin là du New Brunswick est vraiment beau, avec cette Terre rouge de partout, ses marais d'eau salé entourés d'herbe.

On roule beaucoup en ce moment, et on réalise de mieux en mieux comme les distances sont grandes et comme le confort des sièges de Kodiak prend tout son sens.





Voila. Pas grand chose à dire, c'est beau, il fait beau, les gens sont gentil. J'ai le cœur bleu et envie de rentrer à la maison.

Il fallait bien que ça arrive, ce coup de blues. Le stress redescendu, la fatigue prenant le relais, les pensées qui s'égarent.
On ressent parfois comme une sorte de lassitude de la beauté. Une lassitude de l’imprévue. Comme si avoir des journées toutes différentes était devenue une routine.
J'ai « envie de rentrer » sans avoir envie de quelques chose en particulier. D’ailleurs je n'ai même pas d'endroit réel ou rentrer.
Parfois je me dis qu'on vieilli. On se prend à avoir envie de calme. D'une maison, d'un jardin, d'un avenir (non toujours et définitivement pas d'enfants.) de « calme ».
Qu'on vieillisse ou qu'on grandisse je ne saurais faire la différence. Dans les deux cas je n'aime pas ça. J'ai l'impression que ça sonne la fin de la vie. Et on a encore tant de chose à voir et à faire. Je m'en veux d’être fatiguée. De ne pas en faire plus, plus encore. De bouffer chaque instant à en faire éclater mon estomac. Mais... J'ai envie de faire la sieste. Parfois.
Vous voyez nos photos, je met du sel dans les articles et nos sourires sur les images vous empêche de voir que parfois, partir en roadtrip c'est dur. C'est fatiguant. Les journées commencent tôt et sont remplies à ras bord. On marche, on roule, on marche, on mange, on roule sans savoir ou arriver. Il n'y a pas de week-end reposant à la fin de la semaine.
N'allez pas croire que je me plains. On l'a choisit et on aime ça. On a travaillé dur pour en arriver là. On a fait des sacrifices. On vide nos comptes pour une vie d’imprévus. On construit sur de l'air mais on construit quand même.
Mais ça fait partie du voyage, ce sont ces bas et ces coups de blues qui rendent les beaux moments encore plus beaux, encore plus fort.
C'est dans le doute parfois qu'on retrouve pourquoi on est ici .

Ce matin sur le parking du Walmart on a fait la connaissance d'un couple de personnes agées, qui nous on montré l’intérieur de leur super van de luxe, et montré avec plein de passion leurs arbres généalogiques. Et c’était un chouette moment.

Et demain, on sera sûrement sur l’île du prince Édouard sur une plage de dingue, et alors, ce vieux blues qui fait partie de l'aventure sera sûrement déjà loin.

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