Jour 52 : Kodiak l'hypocondriaque.


J’ai les doigts tout plein d’arthrite flemmartuosique. 
Cela fait plus de 10 jours que je n’ai pas écris. Une habitude qui se perd aussi facilement que payer ses impôts…
Et pourtant ! Tant d’aventures en 10 jours !

Rembobinage.

Il faut croire que le purgatoire ne nous lâche pas et c’est sous une fumée toute blanchâtre pleine de poussière qu’on débarque, Jordane Jean et moi, à Calgary, dans l’Alberta.
On est à l’ouest ! On a réussis ! Kodiak le van au sale caractère et à la santé d’une smart a tenu le coup !

Blague.

C’est tout angoissés qu’on arrive à Calgary car depuis deux trois jours, la bête fait un bruit d’enfer, en plus d’avoir le moteur qui chauffe comme le cœur d’un ado des années 80 devant un catalogue lingerie de la Redoute.

On à changé les bougies, le filtre à air, c’est pas ça, ni ça... 

Et nous, pauvre âmes sensibles de la mécanique, on a prit la sale habitude de flipper comme des barges et de finir en larmes ( je dis « nous » pour garder un peu de dignité à Monsieur J…) au moindre toussotement de Kodiak.

Le sent-bon qui sent plus et c’est la crise d’angoisse.


Sauf que là, après avoir appelé notre cher garagiste de Montréal ( qui va finir soit par nous inviter à Noël en nous confondant avec un bon vieux membre de sa famille, soit par déposer une main courante pour harcèlement.) et avoir demander avis à un garagiste du coin ( après s’être fait refoulé par deux autres…histoire d’être rassuré…) il s’avère que cela risque fort d’être un problème de transmission.
Autant dire que c’est la bonne grosse merdasse.
Parce que réparer une transmission ( si tant est que les pièces existent encore pour notre modèle de van…) c’est pas loin de 2000 dollars. Sans les taxes. Et ce qui amènerait Kodiak à nous avoir coûté autant à l’achat qu’en réparation ( et je ne compte pas l’aménagement…)

Mourir.
Désespoir.
Que celui qui a une poupée vaudou à l’effigie de notre monture cesse immédiatement.

Et Jérôme qui doit débarquer demain pour passer les 10 prochains jours avec nous…

C’est le bordel.
Histoire de se faire achever, et parce que, si on a pas le choix, on la fera réparer cette satané transmission ( pour pouvoir le revendre comme un van et pas pour pièce pour une bouché de Poutine…) on va chez un garagiste spécialiste de la transmission.
 Après un rapide tour du pâté de maison… «  no, it’s ont the transmission…i think it’s just a fan problem… »

La face caché de ce van caractériel… le voilà maintenant hypocondriaque… c’est finalement juste le ventilateur qui merde, qui surchauffe, et qui fait un bruit d’enfer et une chaleur de barge…
Un point de suture au lieu d’une opération à cœur ouvert.
 270 dollars pour nous punir de l’avoir fait rouler tout sale pendant 1mois.





Ce van est une princesse.


Appelez le Kodiak Sissi Starla Peach Zelda Ier du nom.

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