Jour 63: Cowichan vallée. L'article sera aussi pimenté que ce titre.
Décidément, on est chanceux. (Ouais c'est grave nul comme phrase d'accroche et surement bien moins drôle à lire que un "Ah putain on a été poursuivis par un ours qui nous a finalement appris à danser la polka pendant que sa pote la chouette nous faisait une pédicure.)
Il fait beau, les couleurs sont magnifiques, nous voilà dans la Cowichan vallée.
Des montagnes qui entourent des lacs, des troués de jaune et d'orange dans les forêts, RAS.
Le truc notable c'est qu'en ce moment on se fait des wraps de folie.
Ca n'a l'air de rien pour vous, mais pour nous, tout ce qui touche à la nourriture devient presque mystique… le manque ça a des sales effets tout de même. Pour ceux qui ne sortent pas de desintox', z'avez qu'à matter Trainspotting, ou Requiem for a dream, ou un tas d'autre films du genre histoire de réaliser ce que, des bon wraps, ça nous fait.
Non, j'exagère pas.
Niveau ballade, pour digérer, ou pour trouver un spot de rêve pour manger, on a fait les Bald Mountains, et leur monté de 4 kilomètres dont-tu-ne-voit-jamais-la-fin.
Oui, j'ai râlé. Mais qu'à partir de la moitié. Je m'améliore voyez vous. (bon, ok, et c'était à peu près plat pendant 2 kilomètres aussi…)
Ensuite, les Skutz falls, qui n'en sont absolument pas pas.
On y a vu, en plus d'une magnifique forêt, un rassemblement de pick up sauvage. Canadian Wildlife.
Depuis un petit moment on remarque des "hiboux" placardés sur les arbres, avec un clou dans chaque oeil (c'est des faux, en bois, n'appelez pas la PETA tout de suite.) et outre le fait que tu te sente observé (et oui, je peux vous assurer qu'un hiboux en écorce qui te matte pisser dans la nature, c'est perturbant.) j'imagine qu'il doit y à voir une jolie signification derrière.
Mais on la connais pas.
Next.
Duncan (ouai les transitions c'est dépassé, un peu comme ma concentration après 3 heures de rattrapage d'écriture.) la ville des Totem, 38 pour être exacte, dont le plus large du monde.
Devant chacun, il y a une histoire, une signification. Je pourrais vous en parler c'est sur, mais j'ai la flemme. Wikipedia est votre ami.
Duncan c'est petit mais c'est sympa, y'a trois rues, mais plein de boutique choupinou. On mange nos succulents wraps au soleil, un policier sifflote et dit bonjour à tout le monde, la vie est douce quoi.
Mais l'ambiance descend d'un cran sans qu'on ne sache vraiment pourquoi. Enfin, je crois surtout qu'on a pas envi d'être ville pour le moment. Qu'on fatigue, et que le morale fait des haut et des bas.
Ca va remonter je le sais, aussi vite que ça a réussis à descendre.
Pour le moment, laissons nous le droit d'être à plat et pas tout les jours kikoolol. Même si c'est pas toujours facile et acceptable dans notre monde de papier glacé connecté,où l'on se doit d'être toujours beau, et énergique, et optimiste, et d'entrainer les autres dans notre tornade de paillettes et de barbe à papa joyeuse et surtout surtout, de le montrer à tous, tout le temps, que ça les fasse rêver ou que ça leur plombe le morale.
Des fois on est mou, (sans mauvais jeux de mots. Mais vous savez tous comme je me retiens d'en faire là, maintenant, tout de suite.) et fuck on a tous le droit d'être mou.
Voyager ça fatigue autant que ça réveil.
Et ceux qui pensent le contraire ne sont probablement jamais vraiment sortie de chez eux.
Et pour le moment, chut... quittons ses pages sur la pointe des pieds... c'est l'heure de la sieste.





Les chemins sont magnifique ! presque autant que la vue ! :)
RépondreSupprimerLe voyageur temporaire/temporel :p