Jour 65: Home sweet home & Fish'n'Chips.


                A Port Alberni, outre le fait qu'on ai passé la nuit sur un parking d'église avec un wifi de barge( luuuuxe), on est surtout allé mangé au Bare&Bones.
Fish'n'chips.

FISH 'N' CHIPS.

Les portes du paradis, maintenant, j'en suis sure, sont gardées par du Halibut, et le jardin derrière est un champs de frites sauvages qui courent joyeusement entre les morceaux de poissons panés maison au bord de lacs de sauces plus goutues les unes que les autres. Le soir, le soleil de saumon se couche derrière les arbres de brochettes de crevettes grillées qui surplombes des forêt de coleslaw.

Me voila maintenant croyante les amis.

Bon.

Le lendemain, on se roule jusqu'aux Little Qualicum Falls, aux Englishmen river falls (elles sont dingues, celle là, à tomber dans une espèce d'énorme faille…) et Cathedral grove (des arbres géants, encore une fois)
Tout ça pour dire que y'a de quoi faire sur la route magnifique qui relie la côte Est à l'Ouest.

On a vu un paquets de belles choses ce jour là, mais c'est pas l'important.
On a rencontré des gens.
Deux dames retraités, Betty et Shirley, et Ollie, le chien.

            Ce qu'il y a de drôle, c'est que sur la route nous y menant, on parlait assez sérieusement (ça arrive.) de ce voyage là. De ce qu'on se souviendra, de ce qu'on regrettera, de ce qu'on aurait du mieux faire…
             Et on se disait que, oui, clairement, on avait pas fait assez de rencontre.
De une, parce-qu'on s'attendait vraiment à croiser des van comme nous partout et ainsi se lier facilement à d'autre travelers, et de deux, parce-qu'on est timide et qu'aller vers les autres, c'est vraiment pas un réflexe.
             Et c'est con, parce-que les beaux souvenirs, les plus drôles, les plus marquants, les plus émouvants, tu les tiens pas des paysages que tu contemple. Tu les tiens pas non plus des kilomètres de route. Tu les tiens des autres. De ces rencontres spontanées et imprévisibles, de ces petits moments de vie que tu croise.
             Biensure que tu philosophes, que tu te poses des questions, que tu apprend et que parfois, parfois tu avances dans tes pensées. Mais ce ne sont jamais que les tiennes. Tu marines dans ton jus à toi, et ton jus à toi eh ben… ma foi… il ne t'apporte pas beaucoup de souvenir, puisqu'il est toujours là, lui.
Mais les autres, ce sont des petites parenthèses, plus ou moins longues, et c'est leurs côtés éphémères qui les rendent immortelles.

Et là, ce  jours là, dans Kodiak, à ressasser notre voyage, on l'a trouvé un peu chiant. 
Parce-qu'on à pas eu assez de ces petites parenthèses.

                Et voila qu'on croise Shirley et Betty à Little Qualicum falls, et qu'on finit la ballade avec elles et Ollie. A échanger sur le voyage et nos vies, mais aussi sur l'importance du chez-soi.
Shirley à grandit en Angleterre mais vit depuis des dizaines d'années au BC.
Et la coque de sont téléphone est quand même étiquetée "Lond<3n p="">

               On croit à tord parfois que voyager ça ne fait qu'agrandir ton envie de voir le monde, de découvrir, de bouffer tous ces paysages et toutes ces cultures.
C'est vrai.
Mais on oublie, et si on n'a pas voyagé, souvent, on se sait pas, qu'on apprend surtout à aimer son chez-soi. 
Ses petites affaires, ses petites habitudes, et puis les gens.
Jordane le dit souvent depuis qu'on est ici, qu'il s'est rendu compte que "chez-soi" finalement, c'est pas un lieu. C'est là ou sont les gens que t'aime.

A la casa, c'est là ou y'a les habitudes insignifiantes qui te manquent.
Shirley disait, c'est là ou tu te sens là ou il faut. C'est indescriptible. 
Peu importe les années qui passent, quand tu reviens chez toi, tu n'es jamais vraiment partie.

On est pas devenue patriote pour autant, mais on l'aime, la France, et l'Europe aussi. Parce-qu'on a la chance de ne pas être QUE Français. (Et aussi, on a faim bordel!)


                Et Shirley et Betty nous l'on répété, ce que toutes les grandes personnes qui ont la sagesse du temps passé qui ne reviendra plus, qu'il faut voyager quand on est jeune.

Tu te dis "plus tard" mais tu n'es pas sur qu'un jour il y en ai un, de "plus tard".
Et "plus tard" devient ce sac que tu remplis d'excuses.
Ou "plus tard" arrive, mais ta santé n'est plus la même, ta tête a beau être là, ton corps lui ne rêve que de repos.
Et un jour tu te réveilles et tu réalises que "plus tard" est derrière toi.
Et "plus tard" devient un regret qui n'aura plus jamais la chance de devenir un remords.

C'est valable pour le voyage, mais pour tant d'autre chose dans la vie.



Alors go! Petit Backpacker en herbe! Prend tes couilles et tes affaires et cours le monde!
La maison sera toujours là, elle. Elle t'attendra sagement. Parce-que c'est ça aussi la maison. Ce lieu qui ne peu pas être détruit. Cet îlot dans le flou du voyage, là bas, au loin. Et depuis quand les kilomètres t'effraient?!

Parce-que "la-bas" n'est pas si loin. Et que "plus tard" c'est maintenant.














Cet arbre est plus haut que la tour de Pise, a resisté à un incendie et à plus de 800 ans. Voilà.
Feel small right?





 






Et pour une fois, j'ai même pas eu peur, et OUI j'ai une photo avec des gens dessus! :)

Commentaires

  1. Y a un chez vous qui vous attends impatiemment ! et y a les autres !

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