Jour 66: Ucluelet, vise le sommet (766m, ça va c'est pas l'Everest.)



Aîe Aîe Aîe les amis… On se dirige vers Ucluelet et BAM! Dans ta face! La route est à tomber…

Le haut des montagnes se couvre de givre et au sol c'est encore les feux de l'automne… Winter is comingFire and Ice… Cette route c'est la version cohérente et DE BONNE QUALITE de la dernière saison de GOT, tmtc… (On à quand même croisé 8 vans, dont 25 morts sur le bas côté mais ça va c'était aucun des 8 vans du départ, Et puis les 25 vans accidentés après tout, c'est surement parce-qu'ils savent pas faire des choix logiques, genre, je suis presque sur que c'est leurs fautes, à essayer de passer une gravel road sur une roue et les yeux fermés. Ce genre de truc.)

Entre deux "Wow" et 5 "Aaaah", on tombe sur une rivière en bord de route magnifique, avec une barrière pleine de cadenas de l'amour. Ca pour le coup, on s'y attendait pas, comme quoi, toutes les histoires d'amours sont pas toujours prévisibles (Y'avait même un cadenas "En famille c'est toujours mieux <3 i="">" mais je l'ai pas pris en photo parce-que c'était sale.)

Bref, la route promet, il fait froid mais super beau, la pluie si familière à l'île nous fou la paix pour le moment.










A l'I-site de Ucluelet on tombe sur une nana top moumoute qui nous conseille de grimper sur une montagne, histoire d'avoir une vue de dingue, et parce-que visiblement les prochains jours il fera nuageux (et donc, en plus de se taper une sale monté, on y verrait que dal. Les inconvénients sans les avantages, je signe pas.)

Direction donc le Mont Ozzard, 766m de haut, qui surplombe Ucluelet et les îles environnantes. 5 kilomètres plus tard (et une bonne centaines de "hmpgrf!", " non mais attend je m'arrête prendre une photo/me moucher/observer ce brin d'herbe extrêmement intéressant/ Jordane , on irait pas plus vite si j'étais sur ton dos?") Nous voilà en haut.

J'ai pas franchement le droit de me plaindre, sur la route on a croisé des retraités à vélo, et après tout, c'est moi qui ai demandée à la dame si y'avait un point de vue en hauteur.
Toi et tes sales idées...

Comme quoi parfois… Faut se forcer. Aller plus loin. Ne pas se contenter d'une vue de canapé.
Je crois (même si je ne l'applique pas toujours) qu'il faut sans cesse viser un peu plus haut que ce qu'on se sait capable de faire. Sans ça, on avance jamais. On découvre jamais. On est jamais content de soit. On stagne. On meurt, et dans d'atroces souffrances en plus. Si, si.
Si tu n'y arrives pas, tu auras appris, la prochaine fois sera la bonne. Si ça marche, tu garderas des souvenirs de dingues, et la prochaine fois, tu pourras viser encore un peu plus haut.
Soit obstiné.

"Vises la lune, et dans le pire des cas, tu te casseras la gueule parmi les étoiles."

Faire des efforts n'est jamais la solutions la plus simple ni même la plus logique… et pourtant… C'est surement la solutions qui te fera le plus grandir, et qui te laissera le plus de souvenirs mémorables.

Et en voyage, évite de remettre tout à demain. Parce-que en l'occurrence, le demain était fin moche. Mais ça marche dans la vraie vie aussi.


Alors on est d'accord, le Mont Ozzard c'est de loin pas le pire qu'on ai fait. Mais la route était tellement moche (c'est une gravel road toute pourrite.) que j'ai rien eu d'autre à faire que philosopher (Dans ma tête. Seule. Parce-que Jo était 30 mètres plus loin à hurler "Non! Tu t'arrêtes pas!")

La vue la haut est dingue, et je souris comme une débile qui a enfin réussis à mettre un carré dans un carré, à lasser ses chaussures, ou à compter deux par deux.








En descendant, Jo à la bonne idée de passer off track
HA-HA.
On se retrouve donc à batailler à la Indiana Jones sans machette, dans la forêt, sur une chemin visiblement jamais emprunté.
Normal… on découvre qu'en fait c'est une piste de VTT de descente pour ceux qui auraient oubliés leurs instincts de survie dans le ventre de leur mère…
Tout est artisanal et brinquebalant.
C'est fou comme passer à deux doigts de mourir sur une rampe dont les poteaux sont vermoulus et à moitié brisés c'est fun.
HA-HA (bis)






























En vie et plein de courbatures en devenir, une fois en bas, on se dirige vers une petite trail, la Amphitrite Lighthouse.
Couché de soleil sur l'océan, Bald Eagle absolument non coopératif pour la photo, et encore des rencontres (à croire vraiment que notre conversation d'il y a plusieurs jours a eu son effet sur le Dieu du voyage.) la journée se finit bien…








(Si on met de côté de nos marches arrières qui auraient pu se finir 
mal: la première, embourbement sur une route forestière absolument perdue…vive les propulsions… et l'autre où, par je ne sais quel moyen on a réussi à accrocher une barrière en ferraille sous un panneau "Vidéo surveillance" et à faire une belle marque 
à l'arrière de Kodiak...)

Bon, c'est décidé. On recule plus jamais.


Commentaires

  1. La première photo panoramique est magnifique mais je pense que j'aurais préféré voir l'arbre torturé ! :)
    vsq

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Oooh oui, laisse nous un message étranger!

Articles les plus consultés